Rouffignac-st cernin de reilhac

Avant le 31 Mars 1944

Espace Mémoire

Plan et Habitat avant le 31 mars 1944

Travail réalisé par Claude Baylé en 2006 qui nous a autorisé leur reproduction sous certaines conditions. Il souhaite que la communication de ses documents (plan et habitat de Rouffignac plus témoignage) soit libre, sous réserve des dispositions prévues par la loi pour le respect de la vie privée mais il soumet leur reproduction à son autorisation écrite.

Claude Baylé est né le 28 Mars 1930 à Périgueux. Envoyé en Indochine en août 1951, il reviendra en février 1954 après être resté prisonnier du Vietminh du 20 novembre 1952 au 4 janvier 1954. Il est l’auteur de : « Prisonnier au camp 113 » et de « Cinq mois captif au sein de la force opérationnelle du Vietminh ».

Les Maquis

Les Maquis

Les internés de Mathausen

Les internés de Mathausen

Alors, pourquoi cette tragédie du 31 Mars 1944 ?

Alors que le bourg vivait sa vie quotidienne quasi normale comme témoigne le témoignage de Gérard Semond (Né le 22 juillet 1936) qui ce jeudi 30 mars 1944,  se trouvait au milieu de l’après-midi à la croix de Gaillet en train de jouer sous le chêne, avec son copain André Desthomas. En effet, son père  taillait les arbres de Tourtel remplaçant le père de Dédé prisonnier. Tous les deux s’amusaient avec un jouet imitant une petite mitrailleuse montée sur 3 pieds avec une petite selle. C’est à ce moment que passa la voiture des maquis amenant les 2 prisonniers allemands. Celui qui était sur le marchepied extérieur leur fit bonjour en souriant lorsqu’il les vit en train de tirer en tournant la manivelle pour frotter la pierre briquet qui faisait de petites étincelles comme une véritable arme à feu…

Outre les objectifs de la division Brehmer pour rétablir l’ordre et la sécurité,  peut-être que le passage des maquisards vus par Gérard Semond et André Desthomas le 30 Mars, n’en est pas étranger

En effet : ce 30 mars, un groupe du maquis d’Engout (près de Plazac) commandé par « Robin » un corrézien, Noël et Erick avec « Nénesse » comme chauffeur, tendirent une embuscade sur la RN 89 près de la scierie de M.Lagane à l’embranchement de la route de Lalue et ils capturèrent en fin de convoi, deux militaires allemands, un capitaine et un lieutenant. Pour regagner leur campement, les maquisards s’arrêtent pour se rafraîchir au Café de France vers les 16 heures 30, en offrent même à leurs captifs dont l’un saigne un peu de l’oreille. Quelques curieux s’étaient approchés et l’on entendit bien « on les a eu, on les aura… » mais aucune invective ne fut prononcée  Au bout de 15 à 20 minutes ils repartent vers le Bos de Plazac, lorsqu’ils se trouvèrent nez à nez avec une colonne allemande qui libéra ainsi les prisonniers. Au début les allemands voyant les uniformes de leurs camarades ne tirèrent pas mais ils s’approchèrent prêts à tirer, c’est alors que le capitaine allemand plus jeune dit à ses compatriotes de ne pas tirer sur le pauvre Dudule bloqué par la portière qui ne s’ouvrait pas : « Petit sauve-toi vite ou tu es mort ».…

(Texte et Source M. André Carret)

Village-Rouffignac-Dordogne
Village-Rouffignac-Dordogne-Perigord

Gérard Semond

Semond-Gerard-et-jouet-Rouffignac-Dordogne

Ainsi le témoignage de Gérard Semond (Né le 22 juillet 1936) qui ce jeudi 30 mars 1944, se trouvait au milieu de l’après-midi à la croix de Gaillet en train de jouer sous le chêne, avec son copain André Desthomas. Tous les deux s’amusaient avec un jouet imitant une petite mitrailleuse montée sur 3 pieds avec une petite selle. C’est à ce moment que passa la voiture des maquis amenant les 2 prisonniers allemands. Celui qui était sur le marchepied extérieur leur fit bonjour en souriant lorsqu’il les vit en train de tirer avec un jouet en tournant la manivelle pour frotter la pierre briquet qui faisait de petites étincelles comme une véritable arme à feu…

(Texte et Source M. André Carret)