Rouffignac-st cernin de reilhac

Jacques Barry

Espace Mémoire
Jacques Barry
Cycles – mobylettes – petit matériel forestier et agricole

Jacques Barry est né le 28 février 1942 à Rouffignac où ses parents étaient installés depuis 1928. Son père, Alexis, qui avait un frère : Alfred, était né à Thonac. Il avait fait son apprentissage à Branne en Gironde puis il partit à Toulouse monter un petit commerce de service rapide qui tournait bien. Alfred son frère plus jeune, travaillait la terre dans la famille Perez à Montignac puis avec les premières voitures fit venir Alexis pour s’associer et monter le premier garage de mécanique générale à Rouffignac.
Pas d’eau, pas d’électricité, des routes blanches et seulement deux voitures avant guerre. Alexis boitait un peu , il se réserva un peu plus les cycles et Alfred le garage autos, tous les deux faisant taxi.

Alexis se maria à Plazac avec Marie Albucher et Mireille naquit en 1939.
Jacky se souvient aussi qu’en 1944 ses parents voulant récupérer un peu de biens pour partir avant que Rouffignac ne brûle, se virent obligés de s’en aller le pistolet allemand sous le nez sans pouvoir amener une seule couverture. Ils furent accueillis par la famille Bourdeilh Vidal à La Menoue.
Tout, entièrement tout brûla…

Les premiers baraquements étaient pour les artisans et il se retrouvèrent à la « Cité » dans le baraquement d’habitation abrité par un prunier qui donnait un peu d’ombre l’été. Le père, passionné de cyclisme faisait partie de la « Pédale faidherbe » et Rouffignac put avoir ses courses autour du bourg en passant par le Sud Albert Carré prêtant sa sono. La mère faisait des ménages, lavait le linge cousait, était employée de maison chez M.Delmontel.

Lui dut prendre sa retraite à 70 ans car peu de cotisations et comme il y avait une petite retraite, Marie porta les télégrammes à vélo pendant 25 ans. Le père mourut en 1970, elle en 1988.

Jacques Barry Espace Mémoire Rouffignac Dordogne Périgord
Jacky dans son atelier route du cimetière

Toujours près du poêle, Jacques va donc à l’école à Rouffignac et connaîtra comme beaucoup M.Bertin, avec des moments difficiles qui obligeaient à faire de temps en temps l’école buissonnière ou à copier les résultats de maths sur le corrigé pendant la récréation ou à déchirer les pages de leçons en disant qu’il n’avait pas été possible de l’étudier à cause de cette absence, mais en fait cela ne marcha pas très longtemps car le maître se rendit vite compte que les pages n’étaient déchirées qu’au tout début selon la progression des cours… La ceinture en cuir attendait lorsque les devoirs n’étaient pas faits.

Ils quittèrent le baraquement en 1966 et le dernier de la cité fut Noël qui allait chercher le poisson à La Gélie et le vendait. Noël avait travaillé avec le père de Jacky et ils aimaient raconter des blagues chez Emile Laroumagne.

A 14 ans, Jacky va travailler tout un été chez Maurice Pompougnac à la trieuse à haricots ou à la sertisseuse avec Dédé Desthomas pour se faire un peu d’argent. Il y avait également Bonis de l’Albétie un brave gars ainsi que Debiard des Bitarelles.

Ensuite il partira à Périgueux accueilli par de la famille, où il travaillera 3 ans chez Payencier avec un contrat sans salaire, puis fin 1956 il ira chez Brizon qui passait parfois à Rouffignac à bicyclette et s’arrêtait pour quelques réparations. Chez Brizon travaillaient 3 ouvriers, l’un pour les vélos, le second pour les motos et le troisième dominait le tout. Les horaires étaient de 8h 30 à 12 h puis 14 à 19 heures.
Ce fut un excellent apprentissage qui lui permettra au printemps de 1966 de revenir à Rouffignac chez ses parents comme aide-familial. Il achètera une 2CV pour aller chercher les vélos en panne tandis que le matin il allait ramasser les fraises chez M.Delbut au Buisson. Il s’installera dans l’atelier Bretout (ancienne forge Martin Florentin) et achètera en 1973 la maison et l’atelier à Mme Monribot de Saint-Cernin. Il fallut faire des réparations car il y pleuvait. Aussi, avec René Bonnet ils refirent la toiture sur une durée de 4 ans.
Pour obtenir des prix, il fallut de plus en plus de place et donc s’agrandir en créant un appentis pour la voiture.

Jacques Barry Rouffignac Dordogne Périgord

Les années 60 virent la vogue des mobylettes Motobécane « bleues », des vélos, des motos Peugeot, des scooters (Vespa et Lambretta) avec tout l’équipement et les réparations qui allaient avec. Jacky répara également les tronçonneuses « S… canadiennes » : la 1ère appartenant à M. Duprat de Périgueux et la seconde à M.Boudy. Il se lança dans le matériel de motoculture avec les débroussailleuses et les tondeuses. Puis le représentant : Etcheverry de Brive lui fit connaître la marque « Homélite » (américain) et Echo (japonais). Alors que M. Geneste faisait en bas du bourg « Mac Culloch ».

En 1970 il eut son terrible accident Route de Plazac…. Hôpital…Rééducation, reprise progressive du travail et le revoila indispensable pour tout type d’entretien ventes et réparations. Il profite d’une retraite bien méritée car ce fut toujours une personne serviable compétente et méticuleuse et toujours appréciée de ses nombreux et fidèles clients. 
Merci Jacky